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    Les poils avalés par le chat

    Comment l’aider à les éliminer ?

    Le chat consacre 2 à 4 heures par jour à se toiletter. Ce faisant, il ingère évidemment une grande quantité de poils, surtout si son pelage est long (persans) ou mi-long (chat norvégien, sacré de Birmanie…). Normalement, ces poils sont éliminés avec les déchets de la digestion mais il arrive aussi qu’ils forment des boules qui peuvent considérablement ralentir le transit du chat, voire l’arrêter complètement. Mieux vaut donc prévenir leur formation ou aider le chat à éliminer ces obstacles dans son tube digestif.

    On relie souvent l’extrême propreté du chat à son comportement de prédateur qui passe normalement de longues heures à guetter une proie sans se faire repérer. Afin d’augmenter ses chances de réussite, son odeur doit évidemment être la moins forte possible, pour ne pas faire fuir rongeurs et oiseaux !

    le chat doit donc régulièrement faire sa toilette afin de garder son pelage et sa peau indemnes de toute salissure.

    la langue râpeuse du chat (qui nous chatouille tant quand il lui arrive nous lécher !) est d’une efficacité redoutable pour nettoyer le pelage car elle est recouverte de papilles cornées qui agrippent les poils morts et les particules mêlées au pelage.

    Elle agit comme une étrille naturelle. Comme un chat se lèche consciencieusement sur tout le corps, la quantité de poils avalée en une seule journée peut remplir un cube de 10 cm de côté ! Si cela se répète tous les jours et que son transit intestinal a tendance à être un peu paresseux, toutes les conditions sont réunies pour la formation de pelotes de poils agglomérés, que l’on appelle aussi des trichobézoards.

    Aidez votre chat à entretenir son pelage

    Certains chats sont plus sujets aux boules de poils que d’autres et la longueur du pelage n’explique pas tout. le temps passé au toilettage intervient aussi : il est plus important chez un chat d’appartement, surtout s’il a tendance à souffrir de troubles anxieux quand son environnement ne lui permet pas d’exprimer son comportement naturel (courir, grimper, chasser…).

    Le comportement de léchage est connu pour apaiser l’anxiété du chat. la saison peut avoir une influence quand le chat passe du temps à l’extérieur et que son pelage d’hiver est nettement différent de son pelage d’été. les mues de printemps et d’automne représentent alors des périodes à risque. Chez les chats d’intérieur, le renouvellement du pelage a lieu toute l’année et les mues sont beaucoup moins nettes. Un chat peut aussi se lécher beaucoup plus quand il souffre de démangeaisons, occasionnées par exemple par des puces. Il est tellement méticuleux que jamais vous ne verrez une puce sur lui mais il faut penser à cette possibilité si vous le voyez se lécher beaucoup et aussi se mordiller.

    Luttez contre la sédentarité de votre chat

    Un chat qui vit exclusivement à l’intérieur présente plus souvent des boules de poils car le manque d’activité ralentit le transit intestinal. Plus l’âge du chat avance, plus le risque de constipation chronique est important.

    Choisissez un aliment riche en fibres

    Le tube digestif a besoin d’un certain niveau de fibres pour avoir une motricité normale. le comportement dit de « purge » des chats qui mangent de l’herbe est sans doute en relation avec l’élimination naturelle des poils : l’herbe apporte en effet des fibres végétales qui représentent une source de lest pour le chat. S’il s’agit d’un chat d’intérieur, le risque de formation de boules de poils peut être diminué en lui donnant un aliment riche en fibres. Celles-ci facilitent l’évacuation des poils.

    Sachez soulager le chat en cas de besoin

    Lorsque des boules de poils « pèsent » sur l’estomac du chat, cela peut avoir des conséquences importantes sur son état général. Il perd l’appétit, il devient triste, il souffre en alternance de constipation et de diarrhée…

    Quand son estomac est trop irrité par les boules de poils, il fait des efforts pour les vomir et vous voyez alors apparaître un cylindre gluant d’environ 4 cm de long et 1 cm de diamètre. Il arrive cependant que la pelote ne puisse pas être expulsée et qu’elle reste coincée dans l’oesophage, obligeant le vétérinaire à l’extraire par endoscopie.

    Si elle arrive à sortir de l’estomac, la boule de poils peut ensuite perturber la motricité normale de l’intestin : quand le transit est totalement interrompu, on parle alors d’occlusion intestinale, mais celle-ci est heureusement exceptionnelle.

    Si vous observez une baisse de l’état général de votre chat et que vous suspectez les boules de poils d’en être responsables, demandez conseil à votre vétérinaire.

    Quelques Conseils
    Mesure n°1 pour éviter les boules de poils

    Brossez et peignez régulièrement votre chat, surtout s’il a le poil assez long et augmentez la fréquence du toilettage en période de mue. N’oubliez jamais non plus de le traiter contre les puces, même en hiver. Demandez conseil à votre pharmacien pour choisir le traitement préventif adapté à son mode de vie.

    Mesure n°2 pour éviter les boules de poils

    Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour stimuler votre chat : aménagez-lui des cachettes en hauteur pour qu’il grimpe, proposez-lui des jouets, amusez-vous souvent avec lui, mettez des croquettes dans une boule qu’il doit faire rouler pour les faire sortir… L’important est qu’il ne passe pas sa vie entre le lit et le canapé du salon.

    Mesure n°3 pour éviter les boules de poils

    Donnez à votre chat un aliment qui contienne 10 à 15 % de fibres totales (à ne pas confondre avec la « cellulose brute » mentionnée sur les étiquettes, qui ne comprend pas toutes les fibres présentes) pour stimuler naturellement le transit intestinal.

    Mesure n°4 pour éviter les boules de poils

    Si les selles de votre chat deviennent sèches et plus rares, il peut être intéressant de lui administrer un laxatif qui lubrifiera les boules de poils et facilitera leur évacuation par la voie digestive.



    Février 2014, 2542 lectures Chats / Prévention
    Pascale Pibot pour Pharmanimal N°36 - Janvier/Février 2012