Parasites externes et internes en Hiver
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Parasites externes et internes en Hiver
Ne relâchez pas la pression !

L’hiver, on a tendance à oublier les traitements antiparasitaires des animaux. « Une bonne période de froid, et les parasites disparaissent » entend-on dire souvent… C’est vrai que les moustiques et autres insectes volants ont cessé de nous piquer mais les puces, les tiques et les formes de transmission des parasites internes ne disparaissent jamais complètement. Restons vigilant !

La lutte contre les parasites fait évidemment partie des mesures importantes pour conserver nos animaux en bonne santé et dans un état de bien-être optimal.

Mais rappelons-nous que bien des parasites du chien et du chat sont aussi susceptibles de contaminer les personnes en contact direct ou indirect avec les animaux.

Les puces passent l'hiver au chaud

Pour que des œufs de puces éclosent, il faut une température comprise entre 16 et 27 °C et une humidité relative supérieure à 30 %. Si la température descend vers 13- 15 °C, le développement des œufs continue, mais au ralenti.

Les larves issues des œufs de puces se développent surtout entre 20 et 30 °C et elles résistent mal au froid, sauf si le sol est humide. Quant aux puces adultes, elles ne survivent pas aux températures hivernales.

En revanche, quand les puces sont bien à l’abri dans nos maisons chauffées, elles continuent à se reproduire toute l’année et les insectes prolifèrent ! 

On l’aura compris, pas question d’oublier le traitement antipuce des chiens et des chats en hiver. Sinon, tout ce que vous avez soigneusement fait pour contrôler une précédente infestation risquerait d’être réduit à néant. Que le cycle des puces redémarre (en moyenne, il faut 3 à 4 semaines pour boucler le cycle), et vous aurez à recommencer le traitement complet du chien ou du chat et de son environnement (en n’oubliant pas la voiture si vous faites voyager votre animal dedans).

Les tiques : s'en méfier même en hiver

Le pic d’activité des tiques se situe en général du printemps (mars-avril) à l’automne (octobre-novembre). Quand la température passe en-dessous de 5 à 7 °C, les tiques se font moins présentes. La tique la plus fréquente en France s’appelle Ixodes ricinus mais il en existe une quarantaine d’espèces en France.

Une autre espèce très répandue, Dermacentor reticulatus tolère même des températures proches de 0 °C. Lorsque l’hiver est particulièrement clément, les tiques peuvent donc pratiquement être actives toute la saison. On le voit, les chiens et les chats vivant en région tempérée ne sont pas à l’abri des tiques pendant l’hiver, d’où l’intérêt de continuer à les traiter préventivement contre ces parasites et dans tous les cas, il faut maintenir une surveillance au retour des promenades.

Les parasites intestinaux

Les vers qui vivent dans l’intestin se reproduisent à la température corporelle de leurs hôtes et ils ne connaissent donc pas de trêve saisonnière ! Ce sont les formes intermédiaires, œufs et larves qui peuvent éventuellement être éliminées par le froid. Mais là encore, la baisse de la pression parasitaire est très relative…

Ascaris

Ces parasites sont présents chez pratiquement tous les chiots : ils vivent dans l’intestin où ils pondent des œufs. Ces œufs sont ensuite éliminés à l’extérieur avec les selles, en attente d’être ingérés par un nouvel hôte…

Il faut savoir que ces œufs sont extraordinairement résistants : ils peuvent survivre 5 ans dans le milieu extérieur ! Un hiver froid n’en vient pas à bout. Seuls une très forte chaleur et le dessèchement peuvent éventuellement les tuer. 

Lorsque le risque de transmission à l’homme est majeur, par exemple lorsque des enfants en bas âge sont habitués à jouer avec le chien dans un bac à sable, une vermifugation mensuelle peut être recommandée. Le cycle de reproduction du parasite étant légèrement supérieur à 4 semaines, un traitement mensuel élimine tout risque d’infestation. A défaut, un traitement tous les 3 mois est fortement recommandé. Les traitements annuels ou même semestriels sont insuffisants pour réduire de façon significative le niveau de contamination de l’environnement par les œufs d’ascaris.

Autres parasites intestinaux

Comme pour les ascaris, les œufs des autres parasites intestinaux sont généralement très résistants au froid ; un hiver, même rigoureux, ne suffit pas à « stériliser » l’environnement. Les chiens de tous âges peuvent absorber accidentellement des œufs de trichures ou d’ankylostomes présents dans le milieu extérieur. Tous les chiens et chats exposés à un risque de contamination (chiens de chasse ou chiens vivant en chenil, animaux ayant éventuellement accès à des carcasses ou à des viscères de moutons, de porcs ou de bovins…) doivent être traités environ toutes les 6 semaines.


Pour choisir le vermifuge adapté aux risques encourus par votre animal, n’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre pharmacien. En cas de doute, demandez à votre vétérinaire de faire un examen des selles de votre animal, afin de repérer et d’identifier les parasites présents dans l’environnement.