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    Choisir un collier antiparasitaire

    Les critères à prendre en compte

    Magazine Pharmanimal N°39 - Juillet/Août 2012
    Depuis quelques années, les produits antiparasitaires externes (APE) se sont multipliés : shampooings, lotions, comprimés, pipettes, aérosols… On en viendrait à oublier le bon vieux collier anti-puces qui a longtemps été le produit phare en la matière. C’est dommage car les colliers restent une solution économique et facile d’emploi pour lutter contre les puces, les tiques et les insectes volants.

    Les colliers APE ont beaucoup évolué : il n’existe plus grand-chose de commun entre les colliers produits dans les années 1960 et les derniers-nés d’une nouvelle génération de colliers antiparasitaires : principes actifs, support, mode de diffusion dans le pelage, durée d’action, sécurité d’emploi (…) tout a été largement amélioré. Petit tour d’horizon des qualités que doit posséder un bon collier APE…

    Efficacité contre les parasites

    Les colliers exercent un effet insecticide et/ou répulsif sur les insectes et les acariens grâce à des molécules contenues dans le support, à condition qu’elles soient capables de diffuser dans la peau et le pelage du chien et du chat. Suivant la nature de ces molécules, le spectre d’action du collier est plus ou moins large et la diffusion plus ou moins bonne. Pendant longtemps, on déconseillait les colliers pour les grands chiens à poil long, craignant que le produit ne diffuse pas suffisamment. La mise au point de nouveaux insecticides et les progrès faits en matière de galénique permettent aujourd’hui de surmonter cette difficulté.

    Rapidité et durée d’action

    Certains colliers sont efficaces contre les puces dans les 24 heures suivant leur mise en place. La rapidité d’action est un point important pour les animaux hypersensibles aux piqûres d’insectes.

    Ensuite, la durée d’efficacité d’un collier APE dépend de sa résistance à la lumière, à l’eau et de son aptitude de délivrer les molécules actives très régulièrement, pour maintenir son action insecticide le plus longtemps possible.

    Sa durée d’action dépend à la fois de la résistance du support et de la façon dont le collier est imprégné par le produit insecticide.

    En moyenne, un collier joue son rôle protecteur pendant 3-4 mois mais certains colliers haut de gamme peuvent être encore efficaces après 8 mois, même si l’animal se baigne ou sort sous la pluie.

    De nombreux APE sont à base de pyréthrinoïdes, des composés de synthèse obtenus à partir d’une molécule d’origine végétale, la pyréthrine, autrefois extraite de la poudre du chrysanthème. Les colliers peuvent cependant contenir d’autres molécules, éventuellement associées, ce qui leur permet d’être efficaces contre les puces mais aussi les tiques, les poux, les moustiques, les phlébotomes… Un des produits les plus récents est même actif contre les larves de puces, ce qui augmente considérablement son efficacité.
    Pas de risque toxique pour l’animal

    Il est important de toujours vérifier que le collier est adapté à l’espèce. Un collier pour petits chiens ne doit pas être utilisé pour un chat car certains insecticides (ex : la perméthrine) sont toxiques pour le chat. A part ce cas particulier, les accidents toxiques sont rares avec les colliers et la plupart peuvent être utilisés chez les chiots ou les chatons à partir de 3 mois.

    Le risque de surdosage n’existe pas… sauf si l’animal mange son collier ou si vous associez deux traitements antiparasitaires ! Le port d’un collier par un animal qui reçoit aussi un traitement anti-puces par voie orale ou en pipette peut entraîner un effet cumulatif qui risque d’intoxiquer le chien ou le chat. Par définition, les molécules insecticides sont éliminées très lentement puisqu’elles doivent agir longtemps.

    Les symptômes entraînés par un surdosage d’insecticides provoquent en général des signes nerveux : troubles du comportement, agitation, tremblements voire éventuellement des convulsions. Une salivation excessive ainsi que des vomissements peuvent également apparaître. Consultez votre vétérinaire dès l’apparition des symptômes, en emportant avec vous les produits incriminés.

    Pas de gêne physique pour l’animal

    Les irritations locales dues au port d’un collier APE sont rares : quand elles surviennent, il s’agit surtout d’animaux qui n’ont jamais porté de collier. Surveillez bien la tolérance dans les premiers jours et vérifiez régulièrement que le collier est bien ajusté : ni trop serré, ni trop lâche.

    Une des craintes liées aux colliers est le risque d’étranglement, surtout pour les chats qui vagabondent dans les broussailles et grimpent aux arbres. Certains fabricants proposent des colliers qui intègrent un dispositif « anti-étranglement ». Ce système de sécurité permet au collier de se rompre si la pression exercée dépasse un certain seuil. Mieux vaut que l’animal perde son collier plutôt qu’il reste accroché à une branche !


    Certains propriétaires de chiens de pistage ou de chasse s’inquiètent de l’influence d’un collier insecticide sur l’odorat de leur chien. Le port d’un collier pourrait-il perturber les capacités olfactives du chien ? Même si une diminution de l’odorat du chien est difficilement quantifiable, des recherches ont quand même été menées à ce sujet, sur des chiens militaires. Sans qu’il soit possible de conclure de manière absolue, les résultats n’ont pas montré de différence significative entre les performances olfactives des chiens, qu’ils portent ou non un collier insecticide. A l’inverse, on peut supposer que l’effet protecteur du collier contre les piqûres d’insectes soit un facteur positif pour qu’il puisse se concentrer sur sa quête.
    Absence de toxicité pour vous et vos enfants

    En théorie, un contact étroit et très fréquent avec un collier APE pourrait entraîner un risque d’apparition de troubles cutanés, digestifs ou neurologiques (tremblements) chez un enfant qui s’intoxiquerait en passant beaucoup de temps avec son animal.

    Aucun accident de ce type n’a été signalé mais l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a quand même récemment évalué la toxicité potentielle des colliers APE, pour parer à toute éventualité.

    Suite à cette étude, l’agence a récemment demandé le retrait de la vente de nombreux colliers insecticides pour chiens et chats vendus dans différents circuits de distribution.

    Si votre chien ou votre chat porte déjà un collier, demandez à votre pharmacien s’il fait partie de la liste. Si c’est le cas, il vous en conseillera un autre, présentant plus de garanties de sécurité pour vos enfants.

    Conclusion

    Malgré leur image « vieillotte », les colliers antiparasitaires font partie de l’éventail des moyens disponibles pour lutter efficacement contre les insectes et les acariens. Ils sont aussi très intéressants pour protéger les animaux de la piqûre des phlébotomes, des petits insectes volants qui peuvent transmettre une maladie grave pour l’homme et l’animal, la leishmaniose.

    L’emploi d’un collier répulsif contre les phlébotomes est particulièrement indiqué à la belle saison, au moins pour les chiens et les chats vivant dans les régions méditerranéennes, bien que l’aire de répartition de cet insecte s’étende actuellement vers le nord.


    Mars 2014, 3278 lectures Chiens / Chats / Prévention
    Pascale Pibot pour Pharmanimal N°39 - Juillet/Août 2012